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Mardi 22 Septembre 2020

Salle de Presse

Troisième jour de la Rencontre du CAPJJ

Thursday 7th of May 2015
L’OIJJ au quotidien

Le troisième jour de cette Seconde Rencontre du Conseil Asie-Pacifique de Justice Juvénile s'est focalisé sur la justice réparatrice et les bonnes pratiques qui favorisent sa mise en place, puis la dernière séance de construction de capacités a eu lieu avant la réunion sur les politiques du lendemain.


Mme Margaret Akullo, Coordinatrice des programmes à l'UNODC, a accueilli les participants et a introduit le conférencier principal : l'honorable Justice Kanade, Chef du comité de la justice juvénile de Maharashtra en Inde. 

Justice Kanade a discuté des principes fondamentaux qui animent le dialogue entre victime, coupable et communauté dans le cadre des processus de réparation. Il a souligné le fait que la réparation est destinée à devenir le processus réparateur de ces trois intervenants majeurs. Justice Kanade a ensuite présenté l'approche orientée vers les enfants dans le système de justice indien et les problèmes actuels provoqués par les exemples récents de crimes violents perpétrés envers les enfants.

Mario Hemmerling, expert en justice juvénile de l'UNODC, et Ann-Kristin Vervik, du Bureau des Représentants spéciaux du secrétariat général sur la violence contre les enfants (SRSG) des Nations Unies, ont participé à la première session plénière.

Mr Hemmerling a présenté la base théorique et légale de la mise en place de la justice réparatrice et il a analysé les différents bénéfices du processus de réparation, en particulier sa valeur pour une inclusion efficace. Il a conclu en mettant en avant quelques exemples de bonnes pratiques.

Mme Ann-Kristin Vervik a présenté le rapport du SRSG, 'Promouvoir une justice réparatrice pour les enfants' et elle a présenté à l'audience les mesures du modèle norvégien de justice restauratrice et les différentes procédures pouvant être appliquées. 

La deuxième session plénière s'est focalisée sur les pratiques prometteuses dans le domaine de la justice réparatrice. Mme Maria Catalina Gonzalez Moreno, du Directorat de la justice et la sécurité du Département national de la planification de Colombie, a présenté le modèle colombien, offrant une opportunité intéressante pour un échange entre différentes régions, la comparaison et l'apprentissage mutuel pour le Conseil Asie-pacifique.

En particulier, elle a mis en avant les difficultés auxquelles le gouvernement fait face concernant la promotion de mesures alternatives et pour trouver un équilibre entre protéger les droits des victimes et de la communauté, ainsi que ceux du coupable. Sur ce point, elle a souligné l'importance d'investir dans le développement d'une efficacité spécialisée de la part des principaux acteurs, ainsi que des politiques de prévention, remerciant l'OIJJ pour son assistance technique durant la phase de mise en place. 

Ensuite, le juge Chanthaly Douangvilay, de la cour suprême du Laos, a présenté un exemple d' « Unité médiation  village ». Si un enfant admet de son plein gré un délit et que la victime veut bien dialoguer, l'Unité médiation village offre l'opportunité de fournir des réparations sans mettre en route une procédure pénale formelle.

Mr Wing-Cheong Chang, professeur à la Faculté de droit de l'Université nationale de Singapour, a présenté les taux de délits en baisse de Singapour durant la dernière décennie et il a expliqué le rôle joué par la justice réparatrice dans ce processus. En particulier, il a analysé le processus des conseils de famille et leurs implications.

Enfin,  Mme Le Thi Hoa, vice-présidente de la Division du droit criminel, du Département de la justice criminelle du ministère du Vietnam, a analysé les difficultés à promouvoir une approche réparatrice lorsque des cas très sérieux peuvent influencer l'opinion publique en faveur d'une attitude punitive. De ce fait, elle a souligné l'importance de la collection de données valides afin d'apporter des arguments concrets qui aident à soutenir une approche réparatrice.

Au cours de l'après-midi, la docteure Geeta Sekhon a introduit la dernière séance de construction de capacités. Les participants ont engagé une discussion générale, dans laquelle les représentants de tous les pays impliqués ont pris part afin de discuter de la mise en place et des politiques en faveur de la justice réparatrice. Après cela, la docteure Sekhon a supervisé un exercice de jeu de rôle avec les participants, illustrant les dynamiques d'un exercice de médiation.

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