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Mardi 22 Septembre 2020

Salle de Presse

Deuxième jour de la Rencontre du CAPJJ

Wednesday 6th of May 2015
L’OIJJ au quotidien

Tandis que le premier jour a été centré sur les stratégies pour aborder le problème de la violence envers les enfants, le deuxième jour de cette Seconde Rencontre du Conseil Asie-Pacifique de Justice Juvénile a été dédié à une approche plus orientée vers la pratique, abordant les politiques de diversion et alternatives. 


La journée a débuté avec un discours liminaire donné par Mme Chiam Heng Keng, ancien professeur de psychologie sociale à l'Université de Malaisie, qui s'est focalisée sur les bases théoriques des mesures de diversions et alternatives, rappelant à quel point la base volontaire est essentielle pour l'efficacité de l'approche de diversion.

Au cours de la première session plénière, Mme Grace Agcaoili, spécialiste régional de la protection des enfants avec UNICEF a illustré le cadre normatif international concernant les mesures recommandées pour les enfants qui sont en contact avec la loi : diversion et alternatives. En particulier, elle a souligné le fait que les jeunes ont besoin de standards de protection spécifiques, en rapport avec leur développement personnel en cours. Cela pourrait également changer l'approche des systèmes judiciaires, qui devraient être dirigés vers la réhabilitation et l'achèvement sain de ce processus de développement, plutôt que vers la punition.

Ensuite, le juge John Walker, qui travaille à la Cour de District et au Tribunal des Enfants en Nouvelle Zélande, a présenté le modèle de la Nouvelle Zélande, caractérisé par des taux importants de diversion. Il a souligné le fait que les mécanismes informels de la justice, en particulier la diversion de la police dans son pays, constituent une alternative valide et efficace aux procédures officielles de la justice criminelle. Sur ce sujet, il a également mis l'accent sur les besoins spécifiques et les difficultés qui affectent les jeunes ayant tendance à être en conflit avec la loi, tels que : abandons scolaires précoces, problèmes d'apprentissage, dépendance à l’alcool ou autres drogues, et a demandé des programmes personnalisés.

La dernière session plénière de la matinée a été dédiée aux bonnes pratiques pour éviter aux enfants la privation de leur liberté, impliquant la communauté et se concentrant sur la réintégration. Mme Kattiya Ratanadilok, Directrice des recherches et du développement du département thaïlandais de l'Observation et la protection juvénile, a été introduite par Cédric Foussard, le directeur des Affaires internationales de l'OIJJ. Elle a présenté les programmes de réintégration thaïlandais, tel que le IRC (Individual Routing Counsellor ou Conseiller individuel d'orientation), et elle a insisté sur la pertinence des objectifs pédagogiques et professionnels pour les mesures alternatives. Ce modèle a également été inspiré par l'échange transversal entre les Conseils Continentaux pour la Justice Juvénile de l'OIJJ et suivant spécifiquement une visite de la délégation thaïlandaise aux membres Hollandais du Conseil Européen pour la Justice Juvénile.

Elle était suivie de Mme Siriprakai Worapreecha, directrice de l'Ecole de formation pour mineurs Chiang Mai, qui a présenté le large éventail d'activités que ce type d'établissement fournit aux jeunes, en fonction de leurs besoins spécifiques, visant à améliorer leur inclusion dans le marché du travail.

Mme Razwana Begum, du ministère du Développement social et familial de Singapour, a introduit une perspective différente basée sur l'orientation sociale et les compétences du ministère qu'elle représente. Elle a présenté les quatre programmes de diversion guidés par le ministère, en coopération avec les agences d'application de la loi.

A la fin de ce panel, Mme Elfina Sahetapy, de la Faculté de loi de l'Université de Surabaya en Indonésie, a présenté une vue d'ensemble des problèmes spécifiques du système correctionnel, ainsi que les risques accrus de victimisation secondaire des enfants. Dans ce contexte, elle a souligné les bénéfices de la diversion et a préconisé plus de bonne volonté de la part des autorités publiques et une mise en œuvre plus efficace. 

Dans l'après-midi, les participants ont démarré une seconde séance de formation. Une fois de plus, sous la direction de la docteure Geeta Sekhon, les participants se sont divisés en cinq groupes de travail, développant un dialogue et trouvant des stratégies concrètes pour améliorer la mise en œuvre de la diversion et des mesures alternatives.

Au cours de la journée, l'OIJJ a organisé une projection du film « When you hear my voice », une production Bespoke dédiée à l'expérience réparatrice dans un centre de détention juvénile de Malte.

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