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Sunday 18th of August 2019

Press Room

Que sont les gangs de rue à Toronto?

Wednesday 14th of August 2019 | North America, Canada
ICI Radio-Canada
News

Début août, le chef de la police de Toronto, Mark Saunders, a pris la parole durant une conférence de presse pour parler d'une série de fusillades survenues dans sa ville. Il a expliqué que la vaste majorité de ces crimes étaient perpétrés par des gangs de rue. Mais que signifie ce terme et qui désigne-t-il?

Portrait type : défavorisé

Ce ne sont pas des cartels mexicains ou les Hells Angels, prévient d’entrée de jeu le criminologue Irvin Waller. Cet auteur et professeur émérite à l’Université d’Ottawa présente le portrait type des personnes impliquées dans les « gangs » de Toronto comme des jeunes hommes venant des quartiers défavorisés.

Certes, la drogue et les opioïdes font partie du problème, admet M. Waller, mais ces jeunes sont pour lui des détaillants. C’est possible qu’il y ait des relations avec les réseaux de drogue au Mexique. Nous avons des groupes d’origine de Somalie, ou du Sri Lanka ou autre, mais ces gangs ne sont pas si bien organisés, affirme-t-il.

Irvin Waller, professeur de criminologie à l'Université d'Ottawa.

Ils sont surtout de minorités visibles, rapporte-t-il, expliquant que les membres de gangs de rues viennent le plus souvent de quartiers où les inégalités sont les plus frappantes. Selon lui, on ne peut aborder le problème de la violence dans la ville sans s’attarder sur ses origines. Et pour lui, elles sont avant tout sociales.

Terminologie : erronée

Adam Ellis faisait partie d’un gang quand il était plus jeune et, aujourd’hui, il les étudie dans le cadre de son doctorat en criminologie. Selon lui, le mot gang lui-même est une façon de criminaliser ces jeunes.

Adam Ellis regrette qu'aussi peu d'études soient faites sur les membres des gangs de rue.

Le gang est un produit de la société et sa terminologie n’est pas la terminologie que l’on utilise dans la rue pour nous décrire, auprès de nos amis, de notre famille.

Adam Ellis, étudiant au doctorat en criminologie à l'Université de Toronto

Pour lui, utiliser ces termes afin de désigner certains groupes d’amis est une autre façon de les stigmatiser encore plus, car au mot gang est associée l’idée de violence.

On étiquette tout un groupe comme violent, mais 98 % ou 99 % des jeunes impliqués dans ces groupes de rue n’appuient pas sur des gâchettes, ils ne tirent pas sur des gens.

Adam Ellis, étudiant au doctorat en criminologie à l'Université de Toronto

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